J'accompagne les écoles, ateliers, marques et collectifs dans la formation des techniques circulaires de couture, tant dans la théorie que dans la pratique.
En bref
Une formation complète
La formation que je propose est complète avec des apports théoriques aussi bien que pratiques. La formation offre une vision globale des problématiques environnementales et sociales du secteur mondial de l'industrie avec des exemples concrets et des sources vérifiées. Elle introduit diverses techniques de couture circulaire, adaptable à des audiences et des calendriers variés.
Une animation bilingue
La formation peut être dispensée en français et en anglais avec des précisions linguistiques dans différentes langues (italien, espagnol, malgache, indonésien…).
Une formation multisituée
Les formations longues peuvent être réalisées à Paris, en présentiel ou en ligne. Les formations ponctuelles sont dispensées en présentiel dans les villes suivantes : Toulouse, Lyon et Marseille.
Un support de formation personnalisable
La formation peut être accompagnée d'un support écrit partageable en ligne et/ou imprimable. Ce support est personnalisé autant que possible pour la formation réalisée (traduction des termes importants, calendrier de la formation, commentaires et suggestions…).
Un calendrier adaptable
La formation peut se réaliser sur le long terme (plusieurs mois) ou sur des sessions courtes (une journée). Ses différentes variantes permettent de s'adapter à toutes les contraintes d'agenda.
Techniques diverses
La formation aborde plusieurs types de techniques circulaires notamment :
RÉparer
Des techniques de réparation de vêtements usagés qui permettent de redonner de la valeur à une pièce,
Reconcevoir
Des techniques reconception (remake) qui permettent de transformer une pièce en un autre objet textile d'une valeur supérieure ou égale
SURCYCLER
Des techniques de surcyclage (upcycling) de chutes textiles qui permettent de redonner de la valeur à des chutes de tissus.
REPARER (étape optionnelle) : mène à REUTILISER.
Priorité 1 : REUTILISER. Mène à DONNER ou à UPCYCLER.
Priorité 2 : DONNER. Fin de chaîne.
Priorité 3 : UPCYCLER. Mène à DECYCLER.
Priorité 4 : DECYCLER (eg : rembourrer). Dernier recours.
Priorisation des pratiques circulaires, recréée d'après le schéma du support : la réparation en étape optionnelle, puis quatre pratiques par ordre de priorité.
Support de formation
La formation est accompagnée d'un support de cours comprenant une partie théorique sur le contexte mondial des industries du textile et du vêtement, ainsi qu'une partie pratique avec des tutoriels détaillés.
DES MAINS POUR MADAGASCAR
CENTRE SOCIAL SAINTE MARIE
CAMILLE POUGET
SUPPORT DE FORMATION D'UPCYCLING
MAI - JUILLET 2025
Page de titre du support de formation, recréée d'après le document d'origine.
ÉVOLUER VERS UN MODÈLE CIRCULAIRE : UNE NÉCESSITÉ
La Fondation Ellen Mac Arthur et d'autres organismes exhortent l'industrie de la mode (et donc l'industrie textile) à s'orienter vers un modèle circulaire. Jusqu'à présent, l'industrie a suivi un modèle linéaire, qui comprend les principales étapes suivantes : PRÉLÈVEMENT des ressources dans la nature, FABRICATION des produits, DÉCHETS après utilisation, le cas échéant.
En 2015, plus de 97 % des matériaux utilisés dans l'industrie de la mode étaient des matériaux vierges, montrant l'impact considérable de l'industrie sur la nature. De plus, la production de vêtements a presque doublé entre 2000 et 2015, et l'élimination des vêtements après utilisation - si elle a lieu - se fait principalement par incinération ou mise en décharge - deux méthodes avec un impact significatif sur l'environnement local, les personnes et les communautés. Seulement 1 % des matériaux utilisés dans la production textile chaque année sont recyclés. (Fondation Ellen Mac Arthur, rapport 2017).
Un modèle d'entreprise circulaire optimiserait l'utilisation des ressources naturelles en réintégrant ce qui est considéré comme un « déchet » en tant que ressource, formant ainsi une boucle.
L'upcycling regroupe plusieurs techniques pour tendre vers une utilisation circulaire des textiles. Il est important d'employer ces techniques de manière priorisées afin de maintenir la meilleure qualité possible de la matière et de limiter les déchets, tout en utilisant le moins de ressources possible (temps, argent, ressources vierges...).
La réutilisation est le premier processus envisagé. La réutilisation de l'objet au sein de la communauté propriétaire sans dépenser de temps, d'énergie ou de ressources pour modifier le produit existant est l'option préférée. Dans certains cas, la réutilisation en dehors de la communauté est envisagée avec des dons.
La réutilisation nécessite souvent des réparations. La réparation consiste à remettre un vêtement ou un article dans son état d'origine ou dans un état de qualité suffisant pour qu'il puisse être réutilisé dans le même but que celui pour lequel il était initialement destiné. Dans le cadre de la réparation, la reteinte peut être envisagée.
Lorsque la réutilisation n'est pas possible, l'upcycling est à considérer. L'upcycling consiste à transformer des produits en un autre produit pour le même besoin ou un besoin différent, sans ramener le produit à sa matière première d'origine (par exemple, pour les textiles, en fibres). Différents processus de valorisation seront présentés et développés plus loin dans ce document. Cette liste n'est pas exhaustive et la pratique a un potentiel d'innovation encore à explorer.
Si la réutilisation, la réparation et l'upcycling ne sont pas possibles, il est possible de décycler l'objet, c'est à dire de le ramener à sa matière d'origine et d'utiliser la matière pour la création d'un objet de moindre valeur (ex: le rembourrage).
Le graphique ci-dessous résume le processus de priorisation suggéré pour les pratiques circulaires.
LA FAST FASHION ET L'ULTRA FAST FASHION
Définition
La fast-fashion (mode rapide en anglais) est un modèle de production de vêtements caractérisé par un renouvellement très rapide des collections en grande quantité, permettant de réduire les prix au maximum, mais souvent au détriment de la qualité. (Zara, Forever 21, SHEIN, H&M, etc.)
L'ultra fast fashion (mode ultra rapide en anglais) est un concept qui va plus loin que la fast fashion, en proposant une mode encore plus rapide, avec des renouvellements de collections quasi quotidiens et des prix très bas, souvent au détriment de la qualité et de l'impact environnemental. Ce modèle de production et de consommation s'appuie sur l'essor du e-commerce et la pression des tendances en ligne.
Problèmes associés aux modes rapides et ultra-rapides :
Marketing et Consommation : Afin de réduire au maximum leurs coûts, ces marques ont produit en, masse. Elles doivent donc s'assurer de vendre la majorité de leur stock. Pour cela, les marques créent un besoin artificiel chez les consommateurs pour écouler leurs stocks et maximiser leurs profits. Les consommateurs achètent par plaisir plutôt que par nécessité, jetant souvent leurs anciens vêtements.
Qualité et Durabilité : Les vêtements sont de mauvaise qualité en raison des budgets de production réduits. Ils ne peuvent pas être portés longtemps. Aussi, la constante nouveauté de produits rend les vêtements non-désirables très rapidement.
Social : Pour respecter les coûts bas, les travailleur.euses dans les usines sont souvent abusés, mal payés et exploités.
Environnemental : La fast-fashion est majoritairement faite à partir de fibres synthétiques ( à base de pétrole). En effet, les fibres végétales et animales coutent cher. Il n'y a pas de solutions à échelle pour gérer les fibres synthétiques. Les déchets sont dont incinérés, enfouis ou mis en décharge, produisant des effets catastrophiques sur l'environnement et les populations locales.
Nairobi, Kenya
Accra, Ghana
Atacama Désert, Chile
Trois lieux cités par le support : Nairobi, Accra et le désert d'Atacama. Les photographies du document d'origine, de source non documentée, ne sont pas reproduites.
Cas terrain
Antananarivo, Madagascar · Mai - Juil 2025
Centre Ste-Marie
Une formation a été proposée au centre de formation Sainte-Marie à Antananarivo, Madagascar, entre mai et juillet 2025.
La formation était proposée a deux classes de 20 élèves environs âgé.e.s de 18 à 63 ans. Chaque promotion avait cours deux jours par semaine de 9h à 16h. La formation était dispensée en français avec une aide de traduction en malgache.
Les deux premières heures de la journée étaient dédiées à l'introduction théorique d'une thématique particulière liée au contexte mondial de l'industrie. Parmi ces problématiques furent abordées entre autres, la question de la mondialisation ou les impacts environnementaux des déchets textiles.
La suite de la journée était dédiée à la réalisation d'un travail de couture personnel.
Pour valider cette formation, un ballot de chutes textiles récupérées auprès d'ateliers de couture voisins a été donné à chaque élève. Chaque participant.e devait réaliser un travail personnel en autonomie avec les techniques apprises lors de la formation en utilisant uniquement les chutes données.
Un jury était organisé le dernier jour de la formation. Chaque élève présentait son travail et justifiait son choix de technique.s employé.e.s à partir de la matière disponible. Le jury était composé de deux membres de la direction du centre, du professeur permanent de couture, d'une professionnelle du secteur et de moi-même.
Cet exercice permettait d'évaluer la capacité des participant.e.s à reproduire des techniques de couture circulaire ainsi qu'à montrer un sens d'adaptation au type de matière disponible et à sa quantité.
Tambolaka, Île de Sumba, Indonésie · Sept - Déc 2024
Sumba Hospitality Foundation
Une formation a été proposée au centre de formation à la Sumba Hospitality Foundation, Tambolaka, Île de Sumba, Indonésie.
La formation était proposée a 10 élèves âgé.e.s de 18 à 24 ans. Les élèves avaient deux heures de cours, deux fois par semaine. La formation était dispensée en anglais avec des termes indonésiens.
Lors de la formation, les élèves réalisaient des projets de réparation ou de surcyclage de chutes textiles.
En fin d'année, les élèves ont dû réaliser les retouches des costumes de fin d'année de l'ensemble des élèves de l'école (environ 150). La formation avait pour but principal de les former au métier de retoucheur.se textile.